Mon accouchement

Est ce que vous vous souvenez comme Mickael Kyle explique sa naissance à sa fille dans « Ma Famille d’abord » : un éternuement et hop, elle était là …

Bah c’était différent pour moi, allez je raconte, rien de gore ne t’inquiète pas 🙂

Ma grossesse c’est bien passée, un peu malade les 3 premiers mois, la viande me dégoûtée, j’ai même perdu du poids. Rien d’inquiétant vu mon gabari.

Tout s’est bien passé ensuite,  bébé en bonne position, terme pour le 23 janvier 2016. A la fin, j’avais juste très mal aux jambes à cause de la rétention d’eau.

Puis un soir de raclette avec des amis, j’ai eu de plus en plus mal. J’avais eu des petites contractions depuis le réveil, mais rien d’insupportable. J’ai commencé à saigner vers 21h, ça m’a fait un peu peur alors j’ai appelé la Maternité, la personne m’a rassuré en disant que le col était en train de se modifier et qu’il fallait attendre que les contractions se rapprochent. J’ai seulement mangé 2 bouts de fromages et un peu de dessert. J’ai essayé de dormir mais impossible donc nous voilà partis à 1h du matin à la maternité.

Mon mari est parti chercher la voiture, elle est à 300 m à pied, l’attente a duré une éternité. Arrivés à l’hopital, je suis examinée tout de suite et la sage femme me dit qu’elle me garde mais que le col n’est pas du tout dilaté donc il faut marcher pour faire travailler le bassin. ok me voilà à 2h du mat à faire des tours de l’hopital à -1°C puis à monter et descendre les étages pendant 1h.

Nouvel examen, j’ai eu le droit à la baignoire et un peu de morphine pour dormir. On recommence à 10h, mais là on m’annonce que j’ai le droit à la péridurale. J’attends, j’attends … 11h l’anesthésiste arrive avec son interne. Mon mari sort, disons qu’il a pas le choix. Franchement, j’ai rien senti. Je me souviens que l’infirmière m’a parlé de mes bagues, surement pour détourner mon attention. aaaahhhh c’est de la bonne 😉

Par contre, je me sens bizarre, j’ai le coté droit endolori, de la paupière au pied, j’en parle à la sage femme qui ne réagit pas plus que ça. J’attends encore.

L’infirmière anesthésiste vient me voir en me demandant comment ça va, parce que ma tension baisse et celle de ma fille aussi. L’anesthésiste arrive, l’interne aussi, la sage femme parle de mon coté endolori. J’ai compris que y a un problème, il m’a mal piqué.

Ils sont obligés d’arrêter la péridurale, je sens tout.

Si vous êtes une future maman, ne vous inquiétez pas, j’ai oublié la douleur mais je me souviens juste que c’est la plus grosse douleur de ma vie.

Olà, je me sens bizarre, je dis à la puéricultrice que je crois que je suis en train de me faire dessus (ok là c’est pas glamour mais c’est la grosse frayeur de toutes les femmes enceintes) … nouvel examen et là … elle rigole, c’est votre fille, elle arrive. ouf !!!

Poussez, arrêtez … vous connaissez … sauf que ça n’allait pas.

J’entends : « on va appeler le médecin » = ventouse ou forceps

On se retrouve à 10 dans la pièce et là moment de courage et je ne veux pas ça alors, je donne tout ce que j’ai et ça fonctionne : ELLE EST LA !!! SARAH EST LA !!!

Moment de bonheur tous les 3, on reste plusieurs heures en salle d’accouchement le temps que ma tension redeviennent normale.

On m’installe dans une chambre, tout va bien je suis aux anges, mon mari nous laisse entre filles. Une puéricultrice me propose de la garder 1h, le temps que je dorme un peu. L’allaitement se passe bien, je suis motivée. Le matin ça va toujours, la puéricultrice est super gentille, on fait le bain, elle est mesurée, c’est une crevette 48.5 cm. 15h surprise, mes parents sont arrivés de Normandie, La vie est belle.

La pédiatre passe et nous demande de venir à la nurcerie pour un exam, on revient dans la chambre. 16h50, elle revient et nous dit qu’il y a un problème. Sarah avait une CRP très élevé (c’est une infection), un taux de plus de 80 alors que la normale est inférieur à 10. Quand un enfant a un taux entre 10 & 20, il peut rester dans la chambre de sa maman mais là c’est inquiétant, elle doit aller en néonat. Normalement, un enfant qui a ce taux a le teint gris, pleure énormément mais pas elle, elle a pas tout ça, pour moi elle va bien. Je lui demande à combien de temps on a,  avant de la descendre la-bas. Mes parents partent, ils travaillent le lendemain. Nous voilà tous les 2 à pousser son petit berceau dans les couloirs entourés de la pédiatre et d’une puéricultrice. et moi je pleure, je pleure beaucoup, je suis dévastée. Les infirmières nous accueillent, elles nous expliquent qu’il faut s’habiller … je fais les choses machinalement. Je me souviens plus. On doit signer des papiers, je sais plus quoi. Ils l’emmènent dans une petite chambre, ils lui font une ponction lombaire. Elle a 1 journée.

L’infirmière nous explique qu’on a droit de venir à tout moment, que je peux continuer de l’allaiter toutes les 3h, que le mardi et le jeudi 2 personnes en dehors des parents peuvent venir.

Je commence mes navettes entre les étages, je rentre dans ma chambre pour dormir et manger et je repars l’allaiter, je fais ça toutes les 3h. Je reste 1h avec Sarah, le temps de l’allaiter, de la peser avant et après pour voir si on doit plus donner du lait en complément du miens. Je tiens. Je mets le réveil pour être à l’heure car je tiens à l’allaiter. Dans l’après midi, bonne nouvelle, les antibiotiques font effets. 2 amies passent nous voir, ça fait du bien. La nuit, les infirmières me proposent de tester le tire lait, j’ai seulement quelques millilitres mais je suis trop fière, je me sens mieux et surtout elle va mieux. J’avertis qu’elles peuvent lui donner du lait artificiel (+ mes 3 gouttes) pour que je dorme un peu.

Le mercredi, ça va, je continue ma navette entre les étages, mais elle va mieux, les antibio ont fait effet, l’infirmière m’annonce qu’elle va pouvoir remonter dans ma chambre dans l’après midi et continuer le traitement avec moi. à 15h, ELLE EST LA, de nouveau, elle est là avec moi. L’infirmière néonat m’a fait la surprise de me la ramener dans ma chambre. Je suis la plus heureuse. Elle continue le traitement avec moi dans ma chambre. C’est pour cela que sur toutes les photos, elle a un bandage et une chaussette sur la main, c’est caché et protéger son cathéter.

Le lendemain, mon petit frère arrive, en passant la porte il sort un énorme nounours qui fait 2 fois sa taille, c’était trop drôle. La journée se passe super bien, je me sens bien. Je prends le rythme : mettre mon réveil pour l’allaiter, profiter d’une heure avec elle la recoucher et recommencer.

Vendredi, duuuurr vendredi, surement les hormones et la pression du début de semaine qui retombe. Sarah est énervée, j’ai du mal à la calmer. La puéricultrice me demande de la rejoindre à 11h dans leur local pour la peser avant de la nourrir, j’y vais 2 fois, elle est pas là et Sarah a faim. Forcément j’éclate en sanglot, mais tant pis , elle a faim c’est la priorité. Forcément, la puéricultrice arrive à ce moment et je me prends une belle réflexion. Super ! En plus c’est le jour du photographe, génial ! Heureusement, elle a été super sage. C’est aussi ce jour là que j’apprends qu’on doit rester jusqu’à lundi. Le temps est long. J’ai envie de rentrer. Je regarde des films pour m’occuper et je suis pendue à mon téléphone, des centaines de sms par jours.

Samedi & dimanche, ça va mieux, je prends du poil de la bête ! Dimanche après midi, c’est la dernière séance de traitement, la prise de sang est bonne, on peut sortir lundi !!!

Lundi, on y est, c’est le grand jour. Mon mari arrive avec le cosy, j’ai fait les valises. L’aide soignante passe, dernière exam pour moi, j’ai 17 de tension, forcément je suis tellement excitée de sortir. Elle me dit que c’est vraiment haut mais que vu ma semaine, elle me laisse sortir mais je dois être au calme à la maison. La pédiatre passe, tout va bien… allez vite… donnez nous l’autorisation de sortir, go go go, on y va. Par bonheur, je remets des chaussures. ça fait 1 semaine que je ne suis pas sortie. Encore un petit passage par les admissions, et c’est partiiiiiiiiiii !!!!!!

On y est, on est dans la voiture, mon premier message : libérées, délivrées

 

Merci aux courageux qui sont arrivés jusqu’ici. Je n’arrivais pas à couper l’article, pour moi ça se lit d’une traite, impossible de le séparer.

Vous souhaitez ne louper aucun article, pensez à vous abonner à ma newsletter, cliquer sur le bandeau bleu.

 

Publicités

2 réflexions sur “Mon accouchement

  1. Bonjour super votre article, c est vraiment la réalité de raconter son vécu lors d une grossesse. Moi 2 enfants et 2 grossesses très différentes. Mais tellement heureuses d avoir eu ces 2 garçons. Bonne semaine et à très bientôt sur votre page et blog. Angélique😘

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s